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11/11/2011

Les Euro-Atlantistes prennent le pouvoir en Grèce

Lucas Papademos vient d'être "choisi" - et non "élu" - comme nouveau Premier ministre grec.
Qui est cet homme ?

- il a accompli l'ensemble de ses études supérieures aux États-Unis, au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à partir de 1967.
- il a ensuite enseigné les sciences économiques à partir de 1975 à l'université américaine de Columbia.
- il est devenu, en 1980, conseiller économique de la Federal Reserve Bank de Boston.
- il est rentré en Grèce en 1984, et a été recruté comme économiste en chef de la Banque de Grèce.
- il a été gouverneur adjoint de la Banque de Grèce le 1er décembre 1993, puis gouverneur à partir de 1994.
- il a enfin été nommé, le 31 mai 2002, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE).

17:42 Publié dans Politique, USA | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bce, lucas papademos

03/11/2011

Laurence PARISOT VEUT «CONSTRUIRE LES ÉTATS-UNIS D'EUROPE»

La présidente du MEDEF a précisé : «Même Churchill avait envisagé et rêvé de cela, aujourd'hui nous pouvons le faire, il y a même un profond enthousiasme à l’égard de cette idée».

[source]
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Ces propos jettent une nouvelle fois le masque sur la finalité du projet européen.

Laurence Parisot, citant Churchill, aurait aussi pu rappeler ce que le Premier ministre britannique avait lancé à la tête du général de Gaulle, chef de la France libre, à la veille du débarquement de Normandie : « Sachez-le, général ! Chaque fois qu'il nous faudra choisir entre l'Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large. Chaque fois qu'il me faudra choisir entre vous et Roosevelt, je choisirai Roosevelt ».

Laurence Parisot aurait aussi pu rappeler que ce qui est actuellement en cours de négociation dans les coulisses comme au Parlement européen, c'est l'établissement d'un « grand marché transatlantique ». Lequel n'est que la préfiguration de la fusion des États d'Europe dans un Empire euro-atlantiste à volonté hégémonique planétaire, qui pourrait s'intituler « ÉTATS-UNIS EURO-AMÉRICAINS ».

Enfin, Laurence Parisot aurait pu aussi rappeler que la paternité de la formule des «ÉTATS-UNIS D'EUROPE» ne revient pas à Churchill mais au poète français Victor Hugo, qui la lança au Discours d’ouverture du Congrès de la Paix à Paris le 21 août 1849.

Outre que ce projet fumeux a donc 162 ans d'âge, le retour au texte de ce discours révèle ce qu'avait de terriblement prémonitoire la vision hugolienne. Pour Victor Hugo, inventeur de la formule, les «ÉTATS-UNIS D'EUROPE» signifiaient :

a)- la volonté d'imposer le christianisme sur l'ensemble de la planète, en expliquant que «toutes les nations [devraient être liées entre elles d’un lien commun, l’Évangile pour loi suprême».

b)- la nécessité d'obliger tous les peuples de reconnaître que «la loi du monde n’est pas, et ne peut pas être distincte de la loi de Dieu».

c)- la colonisation de toute la planète par le monde blanc. Victor Hugo propose de bâtir les «ÉTATS-UNIS D'EUROPE» afin, dit-il, d'«élargir sans cesse le groupe civilisé » et de « donner le bon exemple aux peuples encore barbares». Et il lance : «Oui, la face du monde serait changée! Au lieu de se déchirer entre soi, on se répandrait pacifiquement sur l’univers! Au lieu de faire des révolutions, on ferait des colonies! Au lieu d’apporter la barbarie à la civilisation, on apporterait la civilisation à la barbarie!». Ainsi, «l’Asie serait rendue à la civilisation, l’Afrique serait rendue à l’homme».

On notera que l'OTAN/UE agit actuellement selon ces principes - à peine remis sémantiquement au goût du jour - puisque les bombardement sur la Libye et l'assassinat du chef d'Etat ont eu pour prétexte la volonté de «rendre l’Afrique à la démocratie».

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J'invite les internautes intéressés à lire:

1)- le très instructif texte du discours de Victor Hugo de 1849 qui est reporté sur notre site (http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/victor-hugo/discours...)

2)- et l'analyse que j'en ai faite : http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/victor-hugo/pourquoi-est-ce-un-mensonge

3)- ainsi que la façon dont fonctionne cette propagande :
http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/victor-hugo/la-propa...
http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/victor-hugo/chanter-...)

François Asselineau

01/11/2011

Au FN, décidément, on aime bien les États-Unis

MARKETING AMERICANOLÂTRE ET POLITICAILLERIE AU FN ====
Mme LE PEN VA QUÉMANDER DES MIETTES DE RECONNAISSANCE CHEZ LES AMÉRICAINS, AVEC UN DÉTOUR POUR SOUTENIR LES "INDIGNÉS" DE WALL STREET, EUX-MÊMES SOUTENUS PAR LES MILLIARDAIRES George SOROS et Warren BUFFET!


Les tribulations de Marine Le Pen aux Etats-Unis


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Au FN, décidément, on aime bien les États-Unis.

Rappelons en effet :

1- que M. Le Pen a toujours été très, très proche des Républicains américains: en 1980, il se présentait d'ailleurs ouvertement comme le "Ronald Reagan français": VOIR LA VIDEO

2- que le FN n'a jamais démenti les informations circulant sur Internet, selon lesquelles il aurait été financé, entre 1985 et 1992, sous le paravent burlesque de la Secte Moon, par le fonds CAUSA INTERNATIONAL, lié à la CIA et à la famille Bush. M. Pierre CEYRAC, qui était le représentant pour l'Europe de ce fonds CAUSA INTERNATIONAL, fut candidat FN aux élections européennes de 1989 et fut également élu conseiller régional FN. Les lecteurs intéressés pourront approfondir la question en consultant :
- http://www.prevensectes.com/moon5.htm#2
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ceyrac_%28homme_polit...
- http://norton-esque.blogspot.com/2011/03/flashback-nov.html
etc.

3- que Jean-Marie Le Pen a effectué, au moins une fois, un voyage aux États-Unis en compagnie de Pierre Ceyrac, agent de la "secte Moon" (il fut même brièvement menotté à l'aéroport du fait de port d'arme illégal suite à un cadeau reçu). C'est du moins ce que rapporte le site Marianne: LIRE L'ARTICLE

4- que Mme Le Pen a bénéficié, en mars dernier, de sondages grossièrement faux fabriqués par Harris Interactive, officine américaine dont la présidente a été l'une des rarissimes bénéficiaires du programme "White House Fellows" et fut ensuite l'assistante du patron du FBI: LIRE L'ARTICLE


5- que ni M. Le Pen ni sa fille n'ont JAMAIS expliqué aux Français le rôle des États-Unis dans la construction dite "européenne", ce qui empêche nos compatriotes de comprendre ce qui se passe, et cela depuis 28 ans (médiatisation à outrance du FN décidée à partir de 1983).

6- que QUOI QUE PUISSENT EN DIRE CERTAINS DE SES PARTISANS, Mme Le Pen refuse bien entendu de sortir de l'Europe.
- Elle fait silence sur l'article 50 du Traité de l'Union Européenne.
- Elle veut "profondément renégocier les traités" [ce qui veut dire : ne pas sortir].
- Et elle se déclare elle aussi pour... une "Autre Europe".
Cf. son discours du 8 juin 2011 :
"Je souhaite remettre en cause non pas l’Europe mais l’Union européenne, afin que les traités soient profondément renégociés et qu’une ineptie telle que Schengen soit dénoncée. Et c’est sous cet auspice Monsieur Strache, et vous mes chers collègues et alliés européens, que nous travaillerons de notre mieux afin que des femmes et des hommes politiques qui ont à cœur l’intérêt de leurs peuples d’abord, l’avènement d’une autre Europe et finalement d’un autre Monde, arrivent au pouvoir".
Marine Le Pen, 8 juin 2011, discours à M. Strache, président du FPÖ autrichien
Source : http://www.nationspresse.info/?p=135652

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CONCLUSION
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Pour ce qui me concerne, il est hors de question que j'aille chercher une quelconque "reconnaissance" aux États-Unis, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy en 2007, comme le fera sans doute François Hollande en 2012 et comme tente de le faire, de façon d'ailleurs assez minable, Mme Le Pen ces jours-ci.

Je laisse ces reptations de larbins aux amateurs de séries B américaines et à tous ceux qui espèrent dissimuler leur incompétence et leur lâcheté en allant se faire prendre en photo sur une avenue de New York ou de Washington.

Je compte me présenter à l'élection présidentielle sans être aller quémander quoi que ce soit auprès d'instances étrangères, a fortiori dans le pays qui est le principal responsable de la domestication de la France.

À mes yeux, ce sont les Français - et eux seuls - qui doivent être juges de la compétence, de la sincérité et du courage de ceux qui se présentent à leurs suffrages. Ce sont les Français - et eux seuls - qui doivent être juges de l'aptitude d'un candidat à diriger la France de façon indépendante et souveraine, pour le plus grand bonheur de son peuple et pour la justice et la paix du monde.

François ASSELINEAU