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29/07/2010

Les abérrations des décisions de l'Europe

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Les lois votées à l'Assemblée nationale et au Sénat proviennent pour 80 % des décisions de l'Union Européenne. Nos assemblées ne représentent plus que de simples chambres d'enregistrement. Le pouvoir de décision a bel et bien été transféré à Bruxelles. Au-delà de cette déliquescence dramatique du pouvoir démocratique, ce sont aussi les décisions absurdes qui doivent être condamnées. Enfin, quand je dis absurdes, ce n'est pas le cas pour tout le monde au final. N'oubliez pas que Bruxelles est très convoitée par les lobbies qui recherchent à tout prix à influer sur les décisions pour le compte de groupements privés...

Je vais donc prendre 2 exemples qui je l'espère vous éclairera.

Le premier concerne un projet de règlement européen sur les pratiques oenologiques, adopté à titre indicatif en janvier 2009. Ce dernier voulait autoriser le vin rosé par coupage. Cet usage, interdit jusqu'ici en Europe consiste à colorer un vin blanc avec un peu de vin rouge, alors que, en fabrication traditionnelle, le rosé est issu de raisins rouges dont le peau et la pulpe macèrent un temps donné.

Je ne sais pas si vous pouvez imaginer la réaction des vignerons français face à l'incohérence de ce projet, à l'inculture oenologique manifeste, et au mépris de la profession globalement. Il est vrai que certains pays comme les États-Unis, l'Afrique du Sud, ou l'Australie par exemple, pratiquent ce procédé. Je vous laisse donc imaginer comment a pu aboutir ce projet si ce n'est que par le travail colossal de lobbying des industriels outre atlantique au sein des institutions européennes... Nous héritons non seulement de décisions bruxelloises au terme d'un consensus à 27 Etats qui n'apportent parfois aucun bénéfice à la France mais nous héritons parfois de décisions émanant de pays hors d'Europe... Un comble!

Le deuxième exemple concerne l'autorisation de la culture d'Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) en Europe par la Commission européenne. Or, les Etats membres s'étaient mobilisés, courant 2009, pour contrer la proposition de lever la clause de sauvegarde mise en place en Autriche et en Hongrie contre la culture du MON 810. Six pays, dont la France et l'Allemagne, ont interdit la culture de cette variété produite par la firme Monsanto, et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire les cultures transgéniques sur leur territoire.

Mais rien y a fait, l'Europe a autorisé, mardi 2 mars 2010, le commerce de plusieurs organismes génétiquement modifiés (OGM). Les autorisations concernent la culture de la pomme de terre Amflora, mise au point par la firme BASF, ainsi que plusieurs variétés du maïs MON 863.

Encore une fois, les lobbies du semencier américaine Mosanto ont bien fonctionné.


Leçons n°5 : Quand un système est absurde il faut s'en méfier, quand il devient hostile, il faut le quitter



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