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21/11/2010

L’Union européenne : savoir et comprendre

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L’Union européenne n’est pas un peuple.
Un peuple est un « ensemble de gens unis par leur origine, leur mode de vie, leur langue ou leur culture ».* Or L’Union européenne est constituée de plusieurs peuples différents composés pour chacun d’eux, de gens unis par leur mode de vie et de culture.

L’Union européenne n’est pas une ethnie.
Une ethnie est un « groupement humain qui possède une structure familiale, économique et sociale homogène, et dont l’unité repose sur une communauté de langue, de culture et de conscience de groupe ».* Or l’Union européenne est composée de groupes humains hétérogènes appartenant à des sphères socio-économiques distinctes.

L’Union européenne n’est pas une civilisation.
Une civilisation est un «ensemble de caractéristiques propres à une société et un état de développement économique, social, politique et culturel auquel sont parvenus certaines sociétés et qui est considéré comme un idéal à atteindre par les autres ».* Or l’Union européenne ne détient pas de caractéristiques propres qui la singularisent et est loin d’atteindre un idéal.

L’Union européenne n’est pas une communauté.
Une communauté est un « groupe de personnes unies par des liens d’intérêts, des habitudes communes, des opinions ou caractères communs ». * Or l’Union européenne est formé de peuples de cultures et d’habitudes différentes aux intérêts divergents.

L’Union européenne n’est pas une population.
Une population est « un nom collectif qui désigne l’ensemble des habitants d’un pays, d’une région ou d’une ville ».* Or l’Union européenne n’est ni un pays, ni une région, ni une ville.

L’Union européenne n’est pas un État.
Un État « représente une collectivité, un peuple ou une nation, à l'intérieur ou à l'extérieur d'un territoire déterminé sur lequel elle exerce le pouvoir suprême, la souveraineté ».* Or l’Union européenne exerce la souveraineté sur seulement certaines compétences que les États membres lui ont confiées.

L’Union européenne n’est pas un État fédéral ou une fédération.
Une fédération est « un État souverain, composé de plusieurs entités autonomes dotées de leur propre gouvernement ».* Or l’Union européenne n’est pas un État, elle n’est donc pas un État fédéral.

L’Union européenne n’est pas une confédération.
Une confédération est une « association d'États indépendants qui ont, par simple traité, délégué l'exercice de certaines compétences à des organes communs. Dans une confédération, la souveraineté appartient exclusivement aux entités qui composent l'ensemble».* Or, l’Union européenne détient la souveraineté pour certaines compétences déléguées par les États membres.

L’Union européenne n’est pas une Nation.
Une Nation est « un ensemble d’êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d'origine, d'histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique ». * Or l’Union européenne est composée de peuples partageant des histoires et des traditions liées à leurs pays et donc différentes. En outre, l’Union européenne ne constitue pas une communauté politique reconnue et légitime.

L’Union européenne n’est pas une organisation intergouvernementale.
Une organisation intergouvernementale est « une organisation qui regroupe des personnes morales afin de coordonner des actions touchant plusieurs pays. Elle émane de, et est contrôlée par les gouvernements des divers pays ».* Or l’Union européenne est une organisation qui combine le supranational (des pouvoirs supérieurs sur certains points à ceux d'une nation) et l'intergouvernemental.

En revanche, on peut affirmer que l’Union européenne a été créée de toutes pièces. Elle représente en fait une création chimérique, une simple idée, un simple projet parmi tant d’autres qui n’a pas plus de légitimité que d’autres projets politiques.
Ce projet politique est d’autant plus critiquable que son bilan après plus d’un demi siècle est totalement catastrophique sur le plan culturel, social, économique, historique, environnemental, financier et humain.



Leçon n°23 : “Celui qui ne gueule pas la vérité, lorsqu’il connaît la vérité, se fait le complice des menteurs et des faussaires” (Charles Péguy).


Le site de l'UPR
La page facebook de l'UPR

*Sources : Robert et Larousse.

22/08/2010

Eva Joly paradoxalement europhile

Le paradoxe Eva Joly.jpg


Les médias nous confectionnent de toute pièce une nouvelle présidentiable depuis quelques semaines. L'orchestration est belle, efficace et bien ficelée. Toute la presse est sur le pont. Des articles élogieux de différents alliés pour montrer ses compétences et ses talents, quelques couvertures de grands magazines pour passer du statut de petite politicienne au statut de présidentiable et enfin un désistement de Cécile Duflot pour libérer la voie. Tout est donc fin prêt pour lancer la grande offensive de la rentrée avec en arrière plan, Daniel Cohn-Bendit qui fustige la politique du gouvernement.

Il s'agit d'un stratagème classique et courant en politique. Mais cet article a pour vocation à vous démontrer les incohérences et les absurdités du personnage d'Eva Joly.

Eva Joly, je vous la rappelle est née à Oslo et bénéficie de la double nationalité franco-norvégienne. On pourrait donc légitimement se demander pourquoi Mme Joly n'exerce pas sa carrière en Norvège. Elle, qui, sans arrêt, nous vante les vertus et les prouesses économiques et sociales de son pays natal, souhaite tout de même faire sa carrière politique en France. Bizarre non ? En revanche, elle n'hésite pas à retourner dans son pays lorsque ça l'arrange et notamment quand elle s'est sentie menacée après les différentes affaires politico-financières dont elle avait la responsabilité. J'appelle cela de l'opportunisme pur. Ce n'est pas la première vous me direz...

Et l'opportunisme est une de ses grandes spécialités. En politique, elle montre tout son savoir-faire. Elle s'est rangée derrière le parti Europe Ecologie qui avait le vent en poupe alors qu'elle s'était rapprochée un temps du Mouvement démocrate de M. Bayrou. Mais après des résultats médiocres du Modem, il était plus judicieux de changer de crèmerie. Tiens, pourquoi pas dans l'Ecologie dont les résultats sont bien meilleurs et la thématique plus en vogue ?

Mais le plus incroyable est de constater que c'est une norvégienne qui incarne un parti très europhile alors que son pays d'origine ne fait même pas parti de l'Europe... Elle n'hésite pas, en outre, de mettre en avant les résultats de son pays et de le citer régulièrement en exemple. Elle dit vrai d'ailleurs. La Norvège, non intégrée au bloc européen, non doté de l'Euro, connaît les meilleurs résultats du continent européen et se hisse dans le peloton de tête pour sa croissance et son niveau social. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Norv%C3%A8ge).

Cela serait vraiment un comble que l'on puisse élire un Président français qui voudrait s'inspirer de la Norvège comme modèle social et économique alors même que les bons résultats de ce pays sont inhérents à sa non-adhésion à l'Union européenne.

Leçon n°15 : En politique, les intérêts personnels empêchent toute cohérence et toute noblesse du combat.

Le site de l'UPR

11/08/2010

Le Traité de Lisbonne, le traité de trop...

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Souvenez-vous!
Le traité de Lisbonne est l'un des noms du traité destiné à remplacer le traité établissant une constitution pour l'Europe (TCE souvent appelé constitution européenne dont Valéry Giscard d'Estaing en a été l'auteur). Son véritable nom est "Traité modificatif". Il a été signé le 13 décembre à Lisbonne d'où son nom.

Pour faire simple et c'est toujours difficile dans les productions européennes, ce traité concède d'une part de nouveaux pouvoirs aux institutions européennes dont leur champs d'intervention était déjà grand. Même si les politiques publiques européennes ne fonctionnaient pas de façon optimale, paradoxalement, le traité leur confère plus de compétences... Chercher l'erreur.

Ce traité tente également de corriger un problème existentiel de la construction européenne : doter l'Europe d'une dimension politique. Hélas, ce n'est pas en nommant un président du conseil européen, soit un Président de l'Union européenne que les choses vont se régler. En l'espèce c'est le contraire. Comme dans tout démocratie qui se respecte, les plus puissants responsables politiques sont élus par le peuple. Partout, sauf en Europe. Aujourd'hui, on se retrouve en effet, avec un président (Monsieur Herman Van Rompuy)non élu au suffrage universel, à la tête d'un empire peuplé de plus de 500 millions d'habitants. Un comble!

Le traité a voulu bien faire également en nommant aussi un chef de la diplomatie et des relations extérieures. Mais au-delà du coût exorbitant des frais de fonctionnement d'un service comptant près de 6 000 personnes, une querelle de chefs apparaît au sommet de la pyramide européenne.

Le président de la Commission, la responsable du services des affaires extérieures, le Président du Conseil européen et le Président tournant de l'Union européenne se marchent forcément dessus ; chacun souhaitant exister sur la scène européenne et mondiale. Une belle cacophonie par ailleurs pour les pays étrangers. Le traité de Lisbonne devait faciliter et simplifier les échanges et les relations, nous voilà servis !

Mais le plus incompréhensible est la manière dont ce traité a été approuvé par les pays membres de l'Union européenne. Alors que plusieurs pays comme les Pays Bas, l'Irlande et la France avait rejeté par référendum le projet de constitution pour l'Europe, les gouvernants sont passés outre et ont forcé le destin. Ils ont ratifié par la voie parlementaire le traité et violé ainsi la démocratie.

Leçon n° 12 : Jamais une démocratie n'a fait jusqu'ici la guerre à une démocratie (Jacques Attali).


Site de l'UPR

06/08/2010

La disparition inéluctable de l'Europe

La presse parle d'europe.jpg


Je vous livre ici les meilleurs extraits d'un article paru dans le Monde en juillet 2010 et passé presque inaperçu...


L'Europe serait-elle condamnée à disparaître ?
Article paru dans l'édition du Monde daté du 09.07.10


"On s'en veut de plomber les vacances de ceux qui croient encore dans l'Europe mais les nouvelles du front sont mauvaises. Ce n'est pas seulement le dernier numéro du magazine américain Time (12 juillet), qui qualifie l'Europe de « continent perdu ». Ni la dernière livraison de Newsweek (12 juillet), qui juge les banques européennes dans un état « pire que Wall Street ».

Il y a du plus lourd, une enquête de l'excellente revue américaine The American Interest (juillet-août 2010). Elle pose une question simple : « Est-ce que l'Europe peut repartir ? » Réponse : rien n'est moins sûr.

Huit essayistes, quatre des Etats-Unis, quatre du Vieux Continent, s'interrogent sur l'avenir du projet européen. Leur diagnostic est pourtant identique : sauf sursaut, en général jugé improbable, le déclin de l'Union européenne (UE), en tant que puissance économique et politique singulière, est jugé quasi irréversible. Ce serait la fin d'une belle histoire, la mort annoncée de quelque chose qui appartient au XXe siècle.

Il y a d'abord un problème de foi. Pour que l'Europe continue à exister en tant que projet politique, il faut que les premiers intéressés y croient - pas seulement quelques élites, si savantes et bien intentionnées soient-elles.

Or, les Européens doutent, dit l'Américain Kurt Volker, spécialiste des relations transatlantiques à la Johns-Hopkins University School of Advanced International Studies : « Pourquoi le monde aurait-il foi dans un modèle dans lequel les Européens eux-mêmes ne paraissent plus croire ? »

Journaliste au groupe Welt, l'Allemand Michael Stürmer estime que les dirigeants du Vieux Continent sauront éviter un effondrement de l'UE. Ce qu'ils ne peuvent plus cacher, en revanche, c'est leur incapacité « à s'entendre sur ce que serait une Union à fort contenu politique, à l'intérieur et à l'extérieur, prête à dispenser dans le monde l'influence européenne ».

Walter Laqueur, le grand historien américain d'origine allemande, est sur le même registre. Amoureux déçu du projet d'intégration européenne, il a écrit, en 2007, un livre chagrin, au titre péremptoire : Les Derniers Jours de l'Europe. Prolongeant ce triste lamento dans The American Inte rest, il observe que l'UE est, certes, une vaste zone de libre-échange, mais pas grand-chose d'autre. Au-delà d'une politique agricole aujourd'hui contestée et d'aides structurelles à ses régions les plus retardées, l'Union n'existe guère : pas de politique énergétique commune, ni de défense ni de diplomatie singulières qui l'identifieraient comme un Grand parmi les Grands de ce monde.

La conclusion de Laqueur est féroce. Le modèle européen se rapproche de celui que présente l'Amérique latine, écrit-il. Voilà des pays qui sont en passe d'établir une zone de libre-échange, « entretiennent une culture ancestrale commune », « vivent généralement en paix les uns avec les autres, et s'abstiennent de porter tort au reste du monde »...

L'UE a manqué de chance. Elle n'a pas raté son rendez-vous avec les pays de l'ex-Empire soviétique. Elle les a intégrés, mais cet élargissement - juste cause - s'est fait au détriment de son approfondissement. Cette vieille querelle ne relève pas de la rhétorique. A vingt-sept, l'Europe serait ingérable, « étendue à un point qu'elle ne peut prendre de décision » sur les sujets qui fâchent, mais lui donneraient corps : politique énergétique et relations avec la Russie, rapport à l'islam et relations avec la Turquie, etc.

Pierre Hassner, spécialiste français des relations internationales, explique bien que cette paralysie a conduit les grands pays - notamment l'Allemagne et la France - à renationaliser certaines de leurs politiques. Quand l'élargissement eût commandé un surcroît de fédéralisme, « les principaux gouvernements européens n'ont eu de cesse d'augmenter leurs propres pouvoirs nationaux ».

Contradiction interne toujours : selon le Bulgare Ivan Krastev, l'Europe économique réclame une immigration plus nombreuse, que l'Europe politique n'accepte pas. L'effondrement de la démographie européenne, le vieillissement de la population appellent davantage d'immigrants, ce que les pays membres ne paraissent pas en mesure de tolérer. L'avenir social de l'UE - financement de la santé et des retraites - exigerait de réorienter l'Etat-providence en privilégiant les dépenses d'intégration des immigrants."


Alain Frachon

Leçon n°10 : Il est de la nature de l'évidence qu'elle passe inaperçue (Jean Paulhan)

Le site de l'UPR

31/07/2010

L'Europe est une impasse financière




Cette vidéo est un reportage de France 3 datant de 2009 qui a le mérite de mettre en exergue les incohérences des dépenses de l'Europe. Dès le début, on constate l'aberration des déménagements du Parlement une fois par mois entre Bruxelles et Strasbourg. Il faut le voir pour le croire. Cela représente tout de même la somme de 100 millions d'euros annuellement ... Quant au reste de la vidéo, le journaliste essaie de montrer quelques avantages en prenant l'exemple des subventions accordées pour le Mont Saint Michel. Le journaliste oublie de mentionner que cet argent européen provient des contribuables français et que la France a largement les moyens de financer seule ce genre de projet d'autant plus avec les économies qu'elle réaliserait en sortant de l'Union Européenne.

Le budget de l'Union Européenne est en constante augmentation en raison de la croissance des frais de fonctionnement. Il représentera 142 milliards d'euros en 2010 dont environ 6% du budget seront consacrés au fonctionnement des institutions et les autres 94% seront reversés aux Etats membres. Mais cette redistribution est inégale selon les Etats. Les plus importants bénéficiaires sont les pays de l'Est et les plus grands contributeurs sont les pays fondateurs de l'Europe dont notamment l'Allemagne et la France.

En 2008, la France a versé à l'Union Européenne 19 milliards d'euros et a reçu 12 milliards d'euros. Elle a été donc déficitaire de 7 milliards d'euros. Mais la facture ne s'arrête pas là car il faut ajouter :
- près de 3 milliards de cofinancement. L'Europe demande en effet aux Etats membres de contribuer financièrement aux projets que l'Europe subventionne.
- 250 millions de refus d'apurement, soit des dépenses réalisées par la France dans le cadre de projets européens mais qui n'ont pas été validées par les institutions européennes.
- 600 millions de sanctions telles que la non transposition des directives européennes en droit français (cas de la directive autorisant les OGM par exemple).
- 100 millions pour la promotion de Strasbourg et le déménagement mensuel du parlement notamment
- 8 millions d'indemnités pour les parlementaires français au parlement européen
- 11 millions pour les frais de fonctionnement de 7 corps militaires européens

Nous obtenons un total de près de 11 milliards de dépenses par an en faveur de l'Europe inscrite dans le budget français .

Cette somme va augmenter de façon inévitable au fil des années en raison d'une part de l'augmentation croissante des pouvoirs transférés à l'Union Européenne. Le traité de Lisbonne a donné la possibilité de conférer plus de prérogatives aux institutions européennes comme l'instauration d'un Service commun d'action extérieure, le service des affaires étrangères de l'Union comprenant à terme près de 6000 personnes dont 2000 diplomates (http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-ue-lance-...). D'autre part, l'entrée de nouveaux pays dans l'Union Européenne comme la Croatie, l'Islande ou la Turquie prévue dans les 5 ans vont générer des coûts supplémentaires importants en terme de gestion (traduction, frais d'hébergement, réunions, voyages, ...).


Leçon n°7 : Quand un gouvernement se trompe, il n'a qu'une solution : persévérer dans l'erreur (André Frossard)


Site de l'UPR