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01/10/2010

L'actualité européenne est désespérante

commissaire européen.jpg


D'anciens commissaires européens continuent de toucher des indemnités destinées à les aider à retrouver un emploi après la fin de leur mandat, alors qu'ils ont déjà une autre activité salariée, dénonce le Financial Times Deutschland de le jeudi 23 septembre 2010.

Au total, «17 anciens responsables touchent encore des indemnités d'au moins 96.000 euros par an, bien qu'ils aient depuis longtemps un emploi de lobbyiste ou de politique», avance le quotidien économique allemand.
11.000 euros mensuels d'aide

Selon le FTD, «l'un de ces principaux "double gagnants" est l'ancien commissaire à la Concurrence Charlie McCreevy». Le commissaire irlandais continuerait de toucher une indemnité provisoire d'environ 11.000 euros par mois, en plus de ses émoluments de membre du conseil de surveillance de la compagnie aérienne Ryanair, qu'il a rejoint après son départ de Bruxelles, et qui sont estimés à quelque 47.000 euros par an, selon le FTD.

Pire, le porte-parole de la Commission pour les questions administratives, Michael Mann, a précisé que ces sommes devaient "faciliter le retour sur le marché du travail" de ces anciens commissaires. Des arguments ridicules et peu convaincants qui démontrent la méprise des institutions européennes.

Autant dire que l'exemplarité ne vient pas du haut. Alors qu'en France les affaires de gaspillages et de dépenses publiques honteuses ont déjà fait débat, l'Europe n'échappe pas à la règle. Pourtant, le grand maître des peuples et des États européens est loin d'être irréprochable.

L'Union européenne est une supercherie, une simple bulle technocratique qui aspire toujours plus de ressources pour des dépenses illégitimes.

Leçon n°21 : Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au delà de ces limites, c'est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte (Denis Diderot).


Le site de l'UPR.

12/08/2010

Qui est ce personnage européen ?

Herman Van Rompuy.jpg


Je vous propose de deviner qui se cache derrière cette description :

- Il n'est pas français
- Il est inconnu en Europe et dans le monde entier
- Il n'a pas été élu au suffrage universel
- Il touche plus de 350 000 € par an
- Son salaire est le plus élevé des Présidents actuels
- On ne sait pas trop ce qu'il fait
- On ne le voit jamais
- Il est à la tête d'un empire de plus de 500 millions d'habitants
- 27 pays lui font confiance aveuglément
- 27 pays lui ont transféré la plupart de leur compétence nationale

Si vous ne trouvez pas, cliquez sur ici pour connaître la réponse.

Leçon n°13 : Plus tu en sais sur les choses, plus elles semblent bizarres (Bill Watterson).


Site de l'UPR.

06/08/2010

La disparition inéluctable de l'Europe

La presse parle d'europe.jpg


Je vous livre ici les meilleurs extraits d'un article paru dans le Monde en juillet 2010 et passé presque inaperçu...


L'Europe serait-elle condamnée à disparaître ?
Article paru dans l'édition du Monde daté du 09.07.10


"On s'en veut de plomber les vacances de ceux qui croient encore dans l'Europe mais les nouvelles du front sont mauvaises. Ce n'est pas seulement le dernier numéro du magazine américain Time (12 juillet), qui qualifie l'Europe de « continent perdu ». Ni la dernière livraison de Newsweek (12 juillet), qui juge les banques européennes dans un état « pire que Wall Street ».

Il y a du plus lourd, une enquête de l'excellente revue américaine The American Interest (juillet-août 2010). Elle pose une question simple : « Est-ce que l'Europe peut repartir ? » Réponse : rien n'est moins sûr.

Huit essayistes, quatre des Etats-Unis, quatre du Vieux Continent, s'interrogent sur l'avenir du projet européen. Leur diagnostic est pourtant identique : sauf sursaut, en général jugé improbable, le déclin de l'Union européenne (UE), en tant que puissance économique et politique singulière, est jugé quasi irréversible. Ce serait la fin d'une belle histoire, la mort annoncée de quelque chose qui appartient au XXe siècle.

Il y a d'abord un problème de foi. Pour que l'Europe continue à exister en tant que projet politique, il faut que les premiers intéressés y croient - pas seulement quelques élites, si savantes et bien intentionnées soient-elles.

Or, les Européens doutent, dit l'Américain Kurt Volker, spécialiste des relations transatlantiques à la Johns-Hopkins University School of Advanced International Studies : « Pourquoi le monde aurait-il foi dans un modèle dans lequel les Européens eux-mêmes ne paraissent plus croire ? »

Journaliste au groupe Welt, l'Allemand Michael Stürmer estime que les dirigeants du Vieux Continent sauront éviter un effondrement de l'UE. Ce qu'ils ne peuvent plus cacher, en revanche, c'est leur incapacité « à s'entendre sur ce que serait une Union à fort contenu politique, à l'intérieur et à l'extérieur, prête à dispenser dans le monde l'influence européenne ».

Walter Laqueur, le grand historien américain d'origine allemande, est sur le même registre. Amoureux déçu du projet d'intégration européenne, il a écrit, en 2007, un livre chagrin, au titre péremptoire : Les Derniers Jours de l'Europe. Prolongeant ce triste lamento dans The American Inte rest, il observe que l'UE est, certes, une vaste zone de libre-échange, mais pas grand-chose d'autre. Au-delà d'une politique agricole aujourd'hui contestée et d'aides structurelles à ses régions les plus retardées, l'Union n'existe guère : pas de politique énergétique commune, ni de défense ni de diplomatie singulières qui l'identifieraient comme un Grand parmi les Grands de ce monde.

La conclusion de Laqueur est féroce. Le modèle européen se rapproche de celui que présente l'Amérique latine, écrit-il. Voilà des pays qui sont en passe d'établir une zone de libre-échange, « entretiennent une culture ancestrale commune », « vivent généralement en paix les uns avec les autres, et s'abstiennent de porter tort au reste du monde »...

L'UE a manqué de chance. Elle n'a pas raté son rendez-vous avec les pays de l'ex-Empire soviétique. Elle les a intégrés, mais cet élargissement - juste cause - s'est fait au détriment de son approfondissement. Cette vieille querelle ne relève pas de la rhétorique. A vingt-sept, l'Europe serait ingérable, « étendue à un point qu'elle ne peut prendre de décision » sur les sujets qui fâchent, mais lui donneraient corps : politique énergétique et relations avec la Russie, rapport à l'islam et relations avec la Turquie, etc.

Pierre Hassner, spécialiste français des relations internationales, explique bien que cette paralysie a conduit les grands pays - notamment l'Allemagne et la France - à renationaliser certaines de leurs politiques. Quand l'élargissement eût commandé un surcroît de fédéralisme, « les principaux gouvernements européens n'ont eu de cesse d'augmenter leurs propres pouvoirs nationaux ».

Contradiction interne toujours : selon le Bulgare Ivan Krastev, l'Europe économique réclame une immigration plus nombreuse, que l'Europe politique n'accepte pas. L'effondrement de la démographie européenne, le vieillissement de la population appellent davantage d'immigrants, ce que les pays membres ne paraissent pas en mesure de tolérer. L'avenir social de l'UE - financement de la santé et des retraites - exigerait de réorienter l'Etat-providence en privilégiant les dépenses d'intégration des immigrants."


Alain Frachon

Leçon n°10 : Il est de la nature de l'évidence qu'elle passe inaperçue (Jean Paulhan)

Le site de l'UPR

04/08/2010

Le perpétuel chantier de la construction européenne

chantier européen.png


L'Europe a 60 ans et le chantier de sa construction perdure et ne semble guère fini. Tant bien que mal, les gouvernement forcent le destin et tentent à coups de traités successifs de corriger les erreurs et les défaillances de cette institution.

L'architecte d'un tel édifice semble avoir abandonné la mission. Au-delà des délais qui ne sont pas respectés, le coût global du projet explose. D'un point de vue des investissements (education, securité, justice, patrimoine, environnement), on peut être septique quant aux réels bénéfices des politiques européennes en la matière. En ce qui concerne les frais de fonctionnement, ils sont en nette augmentation. Avec les nouveaux adhérents successifs qui entraînent des hausses des coûts de structure (traductions, indemnités, logements, bureaux, intendance, ...) et les nouvelles compétences transférées à l'Union Européenne, le budget de l'Europe s'envole...

Quant aux différents acteurs de cette construction, ils peinent à s'entendre sur les plans. Même si il y a 60 ans les fondations ont été réalisées sur un projet précis, les murs sont encore montés aujourd'hui sans respecter les plans d'origine. Il s'agit d'un nouveau genre de construction : la construction dite "comme on peut" ou "au fur et à mesure avec les moyens du bord". Le plus original dans ces nouvelles normes, c'est qu'il n'y aurait pas de limite dans le temps, ni dans l'espace. Tout peut être ajouté à tout moment suivant les envies, les humeurs et les opportunités.

Le plus choquant dans l'histoire, c'est que le bâtiment Europe, en pleine construction, est habitée depuis l'origine par des millions de personnes.

Seriez-vous prêt à accepter un tel chantier pour la construction de votre habitation qui ne respecte ni le budget, ni les délais, ni les objectifs fixés au départ ?

Face à un tel échec, le système s'astreint à occulter les débats et toutes les discussions au sujet de l'Europe pour éviter les polémiques puis un effondrement de l'Union Européenne.

Leçon n°9 : Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures. (Pierre Charron)

Le site de l'UPR

03/08/2010

La politique européenne est contre productive

Nous sommes actuellement 27 Etats membres de l'Union Européenne. Au moins 3 Etats attendent une intégration (Turquie, République de Macédoine et Croatie) et plusieurs autres pays de l'Est patientent nerveusement dans l'espoir d'une invitation (Bosnie, Kosovo, ...). Ainsi à l'horizon 2015 ou 2010, si rien ne change, l'Europe sera composée d'au moins 33 ou 35 Etats. Mais la construction européenne, en perpétuel chantier ne s'arrêtera pas là et d'autres candidats pointeront leur nez toujours plus alléchés par des avantages financiers prometteurs.

Le gouvernement actuel reste discret sur ces questions d'élargissement de l'Union Européenne pour ne pas perturber l'opinion suffisamment échaudée par les dérives actuelles de l'Euro et de la crise d'endettement de plusieurs pays qui menace de faire imploser le Vieux continent. Pas de débat, pas de polémique, ne creusons surtout pas le sujet : tels sont les mots d'ordre... Il s'agit d'attendre quelques mois le temps que le contexte mondial plus favorable dissipe les doutes et que les médias prennent le relais avec la campagne pour les présidentielles 2012. Et nous serons repartis pour un tour jusqu'en 2017!

Les procédures de négociations en Europe sont complexes, longues, coûteuses, partiales, influencées par des intérêts privés, et irréversibles. C'est notamment le nombre de décisionnaires autour de la table qui génère ce désastreux bilan. Comment pouvez-vous, en toute logique et objectivité, décider rapidement et facilement lorsque vous vous retrouvez avec 27 négociateurs qui ont chacun des objectifs à atteindre et des intérêts différents à défendre? En effet, lors de chaque "round" de négociations, chaque émissaire représentant son Etat part avec une lettre de mission dans laquelle est mentionnée les directives et les priorités en jeu. Les 27 représentants se retrouvent ainsi à trouver une solution sur une problématique concernant 500 millions de personnes et 27 pays tout en préservant chacun leur intérêt étatique. C'est une équation impossible à résoudre sauf à décider d'un consensus qui n'est que le plus petit dénominateur commun donc sans véritable importance pour chaque Etat.

Tout au long de l'année, l'Europe crée ainsi des décisions sans réelle envergure européenne et qui n'apportent également aucun véritable avantage à chaque Etat.
Pour une ardoise de près de 11 milliards d'euros par an pour la France, il serait préférable de construire des logements sociaux à ce prix me semble t-il...

Leçon n°8 : Une assemblée pour décider doit avoir une nombre impair, mais trois, c'est déjà trop. (Ferdinand Foch)


le site de l'UPR