Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

22/08/2010

Eva Joly paradoxalement europhile

Le paradoxe Eva Joly.jpg


Les médias nous confectionnent de toute pièce une nouvelle présidentiable depuis quelques semaines. L'orchestration est belle, efficace et bien ficelée. Toute la presse est sur le pont. Des articles élogieux de différents alliés pour montrer ses compétences et ses talents, quelques couvertures de grands magazines pour passer du statut de petite politicienne au statut de présidentiable et enfin un désistement de Cécile Duflot pour libérer la voie. Tout est donc fin prêt pour lancer la grande offensive de la rentrée avec en arrière plan, Daniel Cohn-Bendit qui fustige la politique du gouvernement.

Il s'agit d'un stratagème classique et courant en politique. Mais cet article a pour vocation à vous démontrer les incohérences et les absurdités du personnage d'Eva Joly.

Eva Joly, je vous la rappelle est née à Oslo et bénéficie de la double nationalité franco-norvégienne. On pourrait donc légitimement se demander pourquoi Mme Joly n'exerce pas sa carrière en Norvège. Elle, qui, sans arrêt, nous vante les vertus et les prouesses économiques et sociales de son pays natal, souhaite tout de même faire sa carrière politique en France. Bizarre non ? En revanche, elle n'hésite pas à retourner dans son pays lorsque ça l'arrange et notamment quand elle s'est sentie menacée après les différentes affaires politico-financières dont elle avait la responsabilité. J'appelle cela de l'opportunisme pur. Ce n'est pas la première vous me direz...

Et l'opportunisme est une de ses grandes spécialités. En politique, elle montre tout son savoir-faire. Elle s'est rangée derrière le parti Europe Ecologie qui avait le vent en poupe alors qu'elle s'était rapprochée un temps du Mouvement démocrate de M. Bayrou. Mais après des résultats médiocres du Modem, il était plus judicieux de changer de crèmerie. Tiens, pourquoi pas dans l'Ecologie dont les résultats sont bien meilleurs et la thématique plus en vogue ?

Mais le plus incroyable est de constater que c'est une norvégienne qui incarne un parti très europhile alors que son pays d'origine ne fait même pas parti de l'Europe... Elle n'hésite pas, en outre, de mettre en avant les résultats de son pays et de le citer régulièrement en exemple. Elle dit vrai d'ailleurs. La Norvège, non intégrée au bloc européen, non doté de l'Euro, connaît les meilleurs résultats du continent européen et se hisse dans le peloton de tête pour sa croissance et son niveau social. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Norv%C3%A8ge).

Cela serait vraiment un comble que l'on puisse élire un Président français qui voudrait s'inspirer de la Norvège comme modèle social et économique alors même que les bons résultats de ce pays sont inhérents à sa non-adhésion à l'Union européenne.

Leçon n°15 : En politique, les intérêts personnels empêchent toute cohérence et toute noblesse du combat.

Le site de l'UPR

16/08/2010

L'Europe est raciste

l'europe est raciste.jpeg


L'Europe est ouverte, l'Europe est fraternelle, l'Europe est l'union des peuples, l'Europe veut la paix, ... Autant de fausses idées qui sont véhiculées depuis des décennies mais qui sont, dans les faits, erronées. L'Union européenne filtre en effet ses nouveaux membres et édicte des règles et un processus d'adhésion. L'Union européenne se permet de définir une catégorie de pays aptes à rentrer dans l'Union européenne au nom de valeurs ou de critères financiers et sociaux.

C'est ainsi que l'Union européenne n'a pas accepté l'adhésion de la Turquie en raison notamment de critères religieux. L'Europe est en fait plus raciste qu'on ne le pense. La France, même si elle le souhaiterait, ne peux pas conclure d'accords commerciaux avec la Turquie en raison de son appartenance à l'empire européen qui entrave ainsi toute ambition extra-européenne.

L'Europe anéantit ainsi la politique étrangère de ses pays membres et instaure une politique étrangère européenne faible, hésitante, sans envergure et contraire aux valeurs humanistes.

Leçon n°14 : Toute espèce de racisme conduit inévitablement à l'écrasement de l'homme (Jean-Paul II).


Le site de l'UPR.

22:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : raciste, europe

12/08/2010

Qui est ce personnage européen ?

Herman Van Rompuy.jpg


Je vous propose de deviner qui se cache derrière cette description :

- Il n'est pas français
- Il est inconnu en Europe et dans le monde entier
- Il n'a pas été élu au suffrage universel
- Il touche plus de 350 000 € par an
- Son salaire est le plus élevé des Présidents actuels
- On ne sait pas trop ce qu'il fait
- On ne le voit jamais
- Il est à la tête d'un empire de plus de 500 millions d'habitants
- 27 pays lui font confiance aveuglément
- 27 pays lui ont transféré la plupart de leur compétence nationale

Si vous ne trouvez pas, cliquez sur ici pour connaître la réponse.

Leçon n°13 : Plus tu en sais sur les choses, plus elles semblent bizarres (Bill Watterson).


Site de l'UPR.

11/08/2010

Le Traité de Lisbonne, le traité de trop...

traité de lisbonne.jpg


Souvenez-vous!
Le traité de Lisbonne est l'un des noms du traité destiné à remplacer le traité établissant une constitution pour l'Europe (TCE souvent appelé constitution européenne dont Valéry Giscard d'Estaing en a été l'auteur). Son véritable nom est "Traité modificatif". Il a été signé le 13 décembre à Lisbonne d'où son nom.

Pour faire simple et c'est toujours difficile dans les productions européennes, ce traité concède d'une part de nouveaux pouvoirs aux institutions européennes dont leur champs d'intervention était déjà grand. Même si les politiques publiques européennes ne fonctionnaient pas de façon optimale, paradoxalement, le traité leur confère plus de compétences... Chercher l'erreur.

Ce traité tente également de corriger un problème existentiel de la construction européenne : doter l'Europe d'une dimension politique. Hélas, ce n'est pas en nommant un président du conseil européen, soit un Président de l'Union européenne que les choses vont se régler. En l'espèce c'est le contraire. Comme dans tout démocratie qui se respecte, les plus puissants responsables politiques sont élus par le peuple. Partout, sauf en Europe. Aujourd'hui, on se retrouve en effet, avec un président (Monsieur Herman Van Rompuy)non élu au suffrage universel, à la tête d'un empire peuplé de plus de 500 millions d'habitants. Un comble!

Le traité a voulu bien faire également en nommant aussi un chef de la diplomatie et des relations extérieures. Mais au-delà du coût exorbitant des frais de fonctionnement d'un service comptant près de 6 000 personnes, une querelle de chefs apparaît au sommet de la pyramide européenne.

Le président de la Commission, la responsable du services des affaires extérieures, le Président du Conseil européen et le Président tournant de l'Union européenne se marchent forcément dessus ; chacun souhaitant exister sur la scène européenne et mondiale. Une belle cacophonie par ailleurs pour les pays étrangers. Le traité de Lisbonne devait faciliter et simplifier les échanges et les relations, nous voilà servis !

Mais le plus incompréhensible est la manière dont ce traité a été approuvé par les pays membres de l'Union européenne. Alors que plusieurs pays comme les Pays Bas, l'Irlande et la France avait rejeté par référendum le projet de constitution pour l'Europe, les gouvernants sont passés outre et ont forcé le destin. Ils ont ratifié par la voie parlementaire le traité et violé ainsi la démocratie.

Leçon n° 12 : Jamais une démocratie n'a fait jusqu'ici la guerre à une démocratie (Jacques Attali).


Site de l'UPR

06/08/2010

La disparition inéluctable de l'Europe

La presse parle d'europe.jpg


Je vous livre ici les meilleurs extraits d'un article paru dans le Monde en juillet 2010 et passé presque inaperçu...


L'Europe serait-elle condamnée à disparaître ?
Article paru dans l'édition du Monde daté du 09.07.10


"On s'en veut de plomber les vacances de ceux qui croient encore dans l'Europe mais les nouvelles du front sont mauvaises. Ce n'est pas seulement le dernier numéro du magazine américain Time (12 juillet), qui qualifie l'Europe de « continent perdu ». Ni la dernière livraison de Newsweek (12 juillet), qui juge les banques européennes dans un état « pire que Wall Street ».

Il y a du plus lourd, une enquête de l'excellente revue américaine The American Interest (juillet-août 2010). Elle pose une question simple : « Est-ce que l'Europe peut repartir ? » Réponse : rien n'est moins sûr.

Huit essayistes, quatre des Etats-Unis, quatre du Vieux Continent, s'interrogent sur l'avenir du projet européen. Leur diagnostic est pourtant identique : sauf sursaut, en général jugé improbable, le déclin de l'Union européenne (UE), en tant que puissance économique et politique singulière, est jugé quasi irréversible. Ce serait la fin d'une belle histoire, la mort annoncée de quelque chose qui appartient au XXe siècle.

Il y a d'abord un problème de foi. Pour que l'Europe continue à exister en tant que projet politique, il faut que les premiers intéressés y croient - pas seulement quelques élites, si savantes et bien intentionnées soient-elles.

Or, les Européens doutent, dit l'Américain Kurt Volker, spécialiste des relations transatlantiques à la Johns-Hopkins University School of Advanced International Studies : « Pourquoi le monde aurait-il foi dans un modèle dans lequel les Européens eux-mêmes ne paraissent plus croire ? »

Journaliste au groupe Welt, l'Allemand Michael Stürmer estime que les dirigeants du Vieux Continent sauront éviter un effondrement de l'UE. Ce qu'ils ne peuvent plus cacher, en revanche, c'est leur incapacité « à s'entendre sur ce que serait une Union à fort contenu politique, à l'intérieur et à l'extérieur, prête à dispenser dans le monde l'influence européenne ».

Walter Laqueur, le grand historien américain d'origine allemande, est sur le même registre. Amoureux déçu du projet d'intégration européenne, il a écrit, en 2007, un livre chagrin, au titre péremptoire : Les Derniers Jours de l'Europe. Prolongeant ce triste lamento dans The American Inte rest, il observe que l'UE est, certes, une vaste zone de libre-échange, mais pas grand-chose d'autre. Au-delà d'une politique agricole aujourd'hui contestée et d'aides structurelles à ses régions les plus retardées, l'Union n'existe guère : pas de politique énergétique commune, ni de défense ni de diplomatie singulières qui l'identifieraient comme un Grand parmi les Grands de ce monde.

La conclusion de Laqueur est féroce. Le modèle européen se rapproche de celui que présente l'Amérique latine, écrit-il. Voilà des pays qui sont en passe d'établir une zone de libre-échange, « entretiennent une culture ancestrale commune », « vivent généralement en paix les uns avec les autres, et s'abstiennent de porter tort au reste du monde »...

L'UE a manqué de chance. Elle n'a pas raté son rendez-vous avec les pays de l'ex-Empire soviétique. Elle les a intégrés, mais cet élargissement - juste cause - s'est fait au détriment de son approfondissement. Cette vieille querelle ne relève pas de la rhétorique. A vingt-sept, l'Europe serait ingérable, « étendue à un point qu'elle ne peut prendre de décision » sur les sujets qui fâchent, mais lui donneraient corps : politique énergétique et relations avec la Russie, rapport à l'islam et relations avec la Turquie, etc.

Pierre Hassner, spécialiste français des relations internationales, explique bien que cette paralysie a conduit les grands pays - notamment l'Allemagne et la France - à renationaliser certaines de leurs politiques. Quand l'élargissement eût commandé un surcroît de fédéralisme, « les principaux gouvernements européens n'ont eu de cesse d'augmenter leurs propres pouvoirs nationaux ».

Contradiction interne toujours : selon le Bulgare Ivan Krastev, l'Europe économique réclame une immigration plus nombreuse, que l'Europe politique n'accepte pas. L'effondrement de la démographie européenne, le vieillissement de la population appellent davantage d'immigrants, ce que les pays membres ne paraissent pas en mesure de tolérer. L'avenir social de l'UE - financement de la santé et des retraites - exigerait de réorienter l'Etat-providence en privilégiant les dépenses d'intégration des immigrants."


Alain Frachon

Leçon n°10 : Il est de la nature de l'évidence qu'elle passe inaperçue (Jean Paulhan)

Le site de l'UPR